L’ail des ours

L’ail des ours va bientôt pointer le bout de ses feuilles dans nos sous bois, l’occasion de faire le point sur cette plante dont les bienfaits ne sont plus à démontrer.
Toutes les parties de la  plante peuvent être utilisées : fleur, feuille et bulbe, à consommer cru de préférence pour bénéficier de sa haute teneur en vitamine C.
Utilisé depuis des milliers d’années (on en a même retrouvé des traces dans des habitations du néolithique), l’ail des ours, comme son cousin l’ail commun, possède des propriétés bénéfiques sur les systèmes cardio-vasculaire, digestif et immunitaire. Ses principes actifs sont sensiblement identiques à ceux de l’ail commun mais sont plus concentrés.
Il a des vertus : dépuratives, anti-hypertensives, cardioprotectrices, hypocholestérolémiantes, vermifuges, antifongiques, antiseptiques et c’est un chélateur naturel des métaux lourds.
Il est souvent associé au pissenlit dans les cures dépuratives de printemps.
Lors de la cueillette, attention à ne pas le confondre avec le muguet ou le colchique d’automne qui sont des plantes toxiques. Le froissage de ses feuilles dégage une douce odeur d’ail mais une fois que vos doigts cocottent l’ail…, impossible de faire la différence. Observez alors comment sortent les feuilles : chez l’ail des ours, ces demoiselles sortent individuellement de terre, ce qui n‘est pas le cas  de muguet ou du colchique !
Outre ses vertus sur la santé, l’ail des ours a des qualités culinaires indéniables : voici une recette de pesto qui accompagnera vos toasts, salades, pâtes, riz, viandes et poissons.

Pesto ail des ours :

  • 40 g de feuilles d’ail des ours
  • 2 CS de poudre d’amandes ou de noix de cajou ou de noisettes
  • 1 CS de parmesan râpé (on peut également se passer du parmesan et le remplacer par la poudre d’oléagineux)

Mixez le tout dans votre robot muni d’une lame,
ajoutez de 
l’huile d’olive jusqu’à obtenir la consistance désirée.